mai  08
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Glenn Gould

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Parmi les pianistes me fascinant, Glenn Gould tient une place de choix. Par son jeu et sa personnalité hors du commun le pianiste canadien m’a tout de suite séduit.

J’ai abordé le monde de Gould par ses variations goldberg dans la version de 1981. Je dis bien “ses”, car Gould a su se les approprier tout en respectant le texte de Bach. Puis peu à peu, je suis tombé amoureux de sa vision des choses et de la musique. Personnage aux multiples facettes, il a réalisé des documentaires pour la radio, la télévision, animé des emissions, et bien entendu enregistré un nombre incroyable de disques chez CBS.

Solitaire, Gould préferait l’atmosphère feutrée du studio aux salles de concerts qu il a complètement desertées apres 1964. Exigeant et perfectionniste, le concert ne pouvait pas lui convenir de part sa nature imparfaite et ses obligations de compromis. En studio il pouvait réfléchir, refaire, choisir des options et livrer un produit parfait sans compromission.

Également compositeur, ses oeuvres sont plutôt restées dans l’ombre. On peut citer la fugue pour ch?ur à quatre voix mixtes intitulée So You Want to Write a Fugue ? ainsi que son Quatuor ? cordes opus 1, d’inspiration proche de la musique d’Arnold Schoenberg. Il a réalisé également plusieurs transcriptions pour piano seul d’oeuvres de Wagner ou de Ravel.

Succombant à une attaque le 27 Septembre 1982, son état se détériora rapidement et il est décédé le 4 octobre.

Quittons-nous en musique, avec cette vidéo du maître interprétant L’aria des Variations Golberg en 1981.



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Creative Commons License Par Pierre-Arnaud

Pas de commentaire à “ Glenn Gould ”

  1. Avatar

    Mylène Dit:

    Ces variations sont magnifiques, et Glenn Gould ici aussi.
    Dommage qu’il soit parti si tôt.
    Je l’apprécie beaucoup moins dans les oeuvres romantiques, comme les ballades de Brahms par exemple. Un disque pour moi assez décevant.

    A lire, Glenn Gould piano solo, de Michel Schneider.
    "Où est-on quand on est dans la solitude ? Dedans ou dehors ? Où est-on quand on est dans la musique ? Parfois elle envahit tout, efface tout. Rien n’existe que le son. Je pourrais n’être pas là. Il est là. Il est ce qui est là. Ce qui est. Parfois elle est toute petite, abolie presque, ou cassée. Mais où ? Elle est en moi et je suis en elle, et jouer du piano, c’est sans cesse passer du dedans au dehors, mais à un dehors qui devient dedans, tout comme au dedans, il y avait déjà un dehors. La musique a les attribus de Dieu, dont saint Augustin dit qu’il remplit en contenant. Elle entoure, enserre, et demeure pourtant au dedans, partie de la partie, pointe de douleur ou de plaisir remontant vers l’oreille. "

    Mylène.

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    Pierre-Arnaud Dit:

    Il est déjà dans ma bibliothèque depuis longtemps…

  3. Avatar

    Mylène Dit:

    Moi aussi, ce livre est dans ma bibliothèque depuis déjà bien longtemps. (Pas loin d’ailleurs de "la tombée du jour" du même auteur, le plus beau livre existant sur Schumann).

    Concernant Gould, je vois qu’il existe pas mal de livres maintenant.
    Je suis déjà passé plusieurs fois devant "le dernier puritain", mais sans jamais l’acheter. L’avez-vous lu ? Qu’en pensez-vous ?
    Les biographies ont parfois tendance à me faire fuir.

    Mylène.

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